TECHNOS-FUTURS :
ÉSOTÉRISME, IMAGINAIRES DU POUVOIR ET COSMOGONIES POLITIQUES
« Laissez toute espérance en entrant dans l'Enfer ! »
Dante
Cosmos, la revue grand public qui explore les liens entre ésotérisme, occultisme, complotisme et politique, prépare son quatrième numéro. Si vous êtes chercheur.euse.s, doctorant.e.s, étudiant.e.s, journalistes, observateur.rice.s, militant.e.s, vous pouvez contribuer. Merci de nous faire parvenir vos propositions d'articles dès à présent (nous les étudierons rapidement et reviendrons vers vous dans les plus brefs délais) et vos articles finis avant le 30 mai 2027.
*
#FPV-Warfare. Image instable, pixelisée, brouillée d'un champ de bataille de l'est européen. Vue aérienne froide. Dans la futaie d'automne, une silhouette rampe, camouflée croit-elle. Pas de son, que de l'image. La silhouette se fige, se tourne subitement vers cet objectif qui la filme. C'est rapide, mais tu lis l'expression de terreur et tu vois ce geste innocent, inutile, enfantin de l'homme qui se protège le visage avec ses bras. Contact. Fin de transmission. Tu sais que ce corps vient d'être effacé par un drone. Tu passes à la vidéo suivante.
« Je serai ta putain numérique et accéderai à tous tes désirs ». Réalisme de l'adolescente dénudée générée par Intelligence Artificielle. Brouillage des lignes de conduite, de la morale. La réalité n'est plus une question, elle s'est fondue dans l'artificiel.
Les trends se suivent, absurdes. Chats qui tombent. Divers matériaux écrasés par une presse hydraulique. Jeunes hommes occidentaux aux indécents comportements dans des pays lointains. Tu scroles dans cet infini. Le voyage n'a pas de limite, il n'aura donc aucun but.
« Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation. […] Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images » (Debord, 1992 : 15-16). Nous y sommes...
Les Nouvelles technologies, de celles déjà présentes à celles en devenir, par les modifications drastiques de nos modes et rapports de productions, par leurs poids conséquents dans la géopolitique mondiale et les façons de faire la guerre, par leurs influences sur nos capacités d'agir et nos êtres au monde, par ce qu'elles produisent sur nos psychés, nos considérations morales et politiques, nos représentations de l'altérité et de nous-mêmes, sont désormais un « fait social total » hautement déterminant. Les critiques fusent et ne manquent pas – abreuvant d'ailleurs la machine –, d'un côté comme de l'autre du spectre politique. Économie, politique, philosophie, éthique, anthropologie, sociologie, psychologie, neuro-psychologie, neuro-cognition, etc. Toutes nos disciplines sont mises à contribution pour penser ce phénomène, dans sa globalité, de ses causes et conséquences les plus intimes à ses répercutions les plus globales. Quoi que nous en pensions, un constat est là : il va nous falloir faire avec.
Ces transformations technologiques, engagées dès les prémices de la cybernétique, accélérées par la révolution Internet, nous confrontant aujourd'hui à celle des Intelligences Artificielles, ne se limitent donc pas à une modification des infrastructures techniques et des régimes économiques. Elles s'accompagnent de productions de récits, d'images et de formes de rationalités qui engagent des structures profondément symboliques, parfois héritées de traditions religieuses, ésotériques et occultes. Elles fonctionnent également comme des opérateurs d’imaginaires, capables de reconfigurer les formes contemporaines de croyance, de pouvoir et de projection du futur.
Ainsi, pour le quatrième numéro de Cosmos, nous souhaitons interroger les articulations entre nouvelles technologies, imaginaires politiques et considérations métaphysiques. Nous souhaitons ainsi nous intéresser à la manière dont les techno-futurs – comme projets politiques – ne relèvent pas seulement de la prospective technique, mais aussi de la production de véritables cosmogonies politiques, c’est-à-dire de récits globaux organisant la perception du monde, de son origine et de ses devenirs possibles.
- PROPHÉTIES
« La prophétie […] concerne le devenir collectif. Elle articule, à une lecture orientée des faits passés, un constat – souvent critique – sur une situation présente et une annonce d'événements à venir, fréquemment dirigés vers un avènement (messianique, apocalyptique) ou une fin (eschatologique) » (Le Cuff, 2024 : 236).
Si les productions culturelles, de la littérature au cinéma, en passant par les jeux-vidéos et la musique, façonnent nos imaginaires, il est un sous-genre de la science-fiction qui intéresse particulièrement notre sujet : le cyberpunk.
Le cyberpunk est un courant esthétique, littéraire, cinématographique et philosophique apparu dans les années 1980, caractérisé par la combinaison d’un très haut niveau de développement technologique et d’une profonde dégradation des structures sociales. Héritier de la science-fiction dystopique, du roman noir, de la contre-culture et des imaginaires postindustriels, il met en scène des sociétés où les États ont perdu une grande partie de leur pouvoir au profit de méga-corporations transnationales contrôlant l’économie, l’information, les infrastructures et parfois les individus eux-mêmes. Les univers cyberpunk sont marqués par l’omniprésence des réseaux numériques, de l’intelligence artificielle, des biotechnologies, de la surveillance généralisée et de la marchandisation du vivant. Sur le plan philosophique, le cyberpunk interroge les frontières entre l’humain et la machine, le corps biologique et ses extensions techniques, le réel et le virtuel, ainsi que les effets de la numérisation sur l’identité, la mémoire, la liberté et le pouvoir. Les œuvres fondatrices du genre, notamment le roman Neuromancer de William Gibson, mais aussi les travaux de Bruce Sterling, ont contribué à formaliser un imaginaire où la technologie n’est plus synonyme de progrès collectif mais d’ambivalence, d’aliénation et de domination. Cet imaginaire s’est ensuite diffusé dans le cinéma avec Blade Runner, dans l’animation japonaise avec Akira et Ghost in the Shell, puis dans les jeux vidéo avec Cyberpunk 2077 et The Observer, la bande dessinée et les arts visuels. En tant que critique radicale du capitalisme tardif, de la technocratie et des formes contemporaines de contrôle, le cyberpunk constitue aujourd’hui un cadre d’analyse privilégié pour penser les transformations du numérique, de l’intelligence artificielle, de la surveillance algorithmique et des nouvelles formes de subjectivité produites par les technologies de l’information. Il portait en lui un caractère prophétique.
Si le cyberpunk apparaît, dans les œuvres qui s'en réclament, comme une présentation dystopique d'un futur proche, son programme inspire de nombreux idéologues libertariens et néo-conservateurs, acteurs philosophiques et économiques de la Tech et de la Silicone-Valley. Nous pouvons ainsi observer un glissement : la dystopie des uns devient ici l'utopie technophile des autres.
Le premier des axes de ce numéro interrogera donc en quoi les productions culturelles ont façonné les imaginaires politiques contemporains du techno-futur. En effet, le cyberpunk et ses prolongements constituent un laboratoire privilégié pour observer la mise en récit des transformations technologiques : fragmentation de la souveraineté, domination des corporations, hybridation humain-machine, opacité des systèmes techniques et saturation informationnelle. Ces fictions ne sont donc pas seulement des représentations, elles participent activement à la structuration des sensibilités contemporaines face aux technologies. Une attention particulière pourra être portée aux tensions entre utopie et dystopie.
- INTERNET MÉTAPHYSIQUE ET MÉTAPHYSIQUES INTERNET
Si Internet et les Nouvelles technologies ont permis l'éclosion et une large diffusion de théories confinant à l'ésotérisme, à l'occultisme et au complotisme, par le truchement de pages web, de forums et des réseaux sociaux, ces objets eux-mêmes ont pu être investis de considérations d'ordre métaphysiques. Nous pouvons par exemple penser aux théories présentant Internet comme une manifestation des « archives akashiques », qui trouvent leur origine dans la théosophie d'Helena Blavatsky et l'anthroposophie de Rudolf Steiner, à celles, héritières du cosmisme, considérant Internet comme l'émergence d'une noosphère, soit une couche de pensée collective enveloppant la Terre, ou encore celles présentant Internet comme un égrégore, soit une intelligence émergente nourrie par des milliards d'interactions humaines. L'Intelligence Artificielle est à son tour investie de spéculations spiritualistes et métaphysiques, comme avec le mouvement Way of the Future qui la considère comme une divinité en devenir. Dans un autre registre, les interrogations sur la nature de la réalité et leur rencontre avec le virtuel ont pu faire émerger des croyances comme la théorie défendant l'idée que nous vivrions dans une matrice, dans une simulation.
Au-delà de ces représentations d'un « Internet métaphysique », Internet est aussi un support technique permettant l’élaboration et la diffusion de nouvelles formes de spiritualités. Ainsi, des études montrant comment cet outil communicationnel a été saisi pour développer des croyances spécifiques, ésotériques, occultistes ou complotistes, et les diffuser seront les bienvenues. Des mouvements marginaux qui ont précédé l'avènement des nouvelles technologies, comme le Mouvement des Neufs Angles, ont pu bénéficier d'une large diffusion et donc d'une importante adhésion.
- ÉSOTÉRISMES ET TECHNO-FASCISMES
Les imaginaires technologiques contemporains ne sont pas apparus ex nihilo avec l'informatique ou l'intelligence artificielle. Ils s'inscrivent dans une généalogie plus longue, qui plonge ses racines dans les recompositions religieuses, ésotériques et utopiques du XIXᵉ siècle. La Californie, en particulier, constitue dès la fin de ce siècle un laboratoire privilégié où convergent théosophie, occultisme, spiritualisme, philosophies orientales, communautés utopiques et expérimentations sociales. Au cours du XXᵉ siècle, ces courants rencontrent la psychologie humaniste, la cybernétique naissante, les sciences cognitives, la contre-culture des années 1960, les expériences psychédéliques et le Human Potential Movement, notamment autour de l'Institut Esalen. De cette hybridation émerge progressivement un imaginaire singulier dans lequel l'innovation technique ne se limite plus à la production d'objets ou de services, mais devient un vecteur de transformation individuelle et collective. L'informatique personnelle, puis Internet, sont ainsi investis d'une promesse d'émancipation, de dépassement des limites humaines et de reconfiguration des formes de vie. Cette matrice culturelle continue aujourd'hui d'informer les discours sur l'intelligence artificielle, le transhumanisme, les crypto-monnaies, les infrastructures décentralisées, où se recomposent des motifs anciens — révélation, initiation, salut, apocalypse, perfection ou régénération — sous les formes nouvelles de l'innovation technologique, de la souveraineté numérique et des cosmogonies politiques contemporaines.
Dans cette continuité historique, les recompositions contemporaines du capitalisme technologique semblent franchir un seuil qualitatif, où les techno-futurs ne relèvent plus seulement de la production d’imaginaires du progrès, mais de l’élaboration de véritables cosmologies politiques concurrentes, structurées autour de nouvelles figures de souveraineté, de hiérarchie, de rupture historique et de gestion des fins possibles. Les analyses du « techno-féodalisme », notamment celles de Cédric Durand, mettent en évidence la tendance de certaines infrastructures numériques à reconfigurer les rapports de dépendance, de rente et de contrôle, en concentrant le pouvoir économique et informationnel dans des architectures privées quasi souveraines. Dans ce cadre, les discours et projets associés à des figures comme Peter Thiel ou Curtis Yarvin peuvent être lus comme des expressions particulièrement explicites d’une critique radicale de la démocratie libérale, articulant aspiration à des formes de gouvernance post-démocratique, valorisation de structures d’autorité verticales et méfiance à l’égard des médiations institutionnelles modernes. Certains commentateurs ont ainsi proposé de qualifier ces dynamiques de techno-fascisme, non pas au sens d’une simple analogie historique, mais comme désignation de formes émergentes d’articulation entre infrastructures techniques, concentration du pouvoir et reconfiguration autoritaire des dispositifs de décision. Ces tendances s’inscrivent par ailleurs dans des régimes eschatologiques, où l’histoire est pensée sous le signe de la rupture, du basculement ou de l’accélération vers un point de non-retour, qu’il s’agisse de la « singularité », de l’effondrement civilisationnel ou de la refondation ex nihilo d’un ordre politique. Dans ce contexte, la référence à la « Tradition » apparaît moins comme la survivance d’un corpus doctrinal stabilisé que comme une ressource symbolique mobilisée dans des récits de sortie de la modernité, où le passé est réinterprété comme réservoir de formes hiérarchiques, cosmologiques ou politiques susceptibles de structurer les futurs post-libéraux imaginés par ces courants. Dans le même mouvement, une seconde couche d’analyse met en évidence la diffusion de récits explicitement catastrophistes ou de rupture, où l’imaginaire de la fin des temps se trouve reconfiguré par les langages de la computation, de la sécurité et de la gouvernance algorithmique. Les travaux de Nastasia Hadjadj et d’Olivier Tesquet autour des « Apocalypse Nerds » décrivent ainsi la montée en puissance de figures technologiques obsédées par les scénarios d’effondrement — pandémies, guerres systémiques, intelligence artificielle hostile ou collapsus civilisationnel — et investissant massivement dans des dispositifs de prévention, de modélisation ou de survie, où la rationalité technique se trouve indissociable d’une eschatologie de la menace permanente. Dans une perspective complémentaire, les analyses d’Arnaud Miranda sur les « Lumières sombres » mettent en lumière l’émergence de formes de rationalité technopolitique qui conjuguent scepticisme institutionnel et attraction pour des modèles d’autorité post-démocratiques, où la critique de la modernité débouche sur la valorisation de structures de pouvoir concentrées et opaques. Dans ces deux configurations, la rationalité technologique ne s’oppose plus à l’eschatologie, mais tend à s’y articuler étroitement, produisant des formes hybrides où la gestion du futur devient indissociable de l’anticipation de la catastrophe, et où la production de scénarios apocalyptiques fonctionne comme un mode de gouvernement des possibles.
Ce quatrième axe vise donc à interroger les liens entre ésotérisme, occultisme et politique dans la façon dont les Nouvelles Technologies sont pensées comme outils de gouvernementalité. Il pourra aussi s'agir d'articles d'histoire et d'histoire des idées montrant comment des sociétés occultistes et/ou ésotériques, des groupes religieux ont façonné un rapport au monde spécifique à la Californie, des premiers temps de sa colonisation par les États-Unis à nos jours.
- MÉTAPHYSIQUES ET COSMOLOGIES TECHNO-CRITIQUES
Si les nouvelles technologies produisent leurs propres imaginaires du futur, elles deviennent également les objets de critiques qui débordent largement le cadre de l'économie politique, de l'éthique ou de la philosophie des techniques. À mesure que l'intelligence artificielle, les plateformes numériques, les biotechnologies, les crypto-monnaies, les interfaces cerveau-machine ou les dispositifs de surveillance algorithmique s'imposent comme les infrastructures du monde contemporain, elles sont réinterprétées par des traditions religieuses, ésotériques, occultes ou métaphysiques qui y voient bien davantage que de simples innovations : les symptômes d'une transformation profonde de la condition humaine, les signes d'une rupture cosmique ou les manifestations d'un basculement civilisationnel. Face aux promesses d'augmentation, d'optimisation et de rationalisation du vivant, ces courants opposent d'autres conceptions de l'homme, de la nature, du temps et du destin historique.
Cet axe entend ainsi explorer les cosmologies techno-critiques qui émergent à la rencontre des nouvelles technologies et des traditions spirituelles. Les lectures anthroposophiques de l'intelligence artificielle à travers la figure d'Ahriman, les critiques chrétiennes ou orthodoxes du transhumanisme comme nouvelle Tour de Babel ou prélude eschatologique, les réinterprétations néo-païennes du numérique comme rupture du lien cosmique, les écospiritualités voyant dans les infrastructures techniques l'expression d'une séparation d'avec le vivant, ou encore les critiques traditionalistes de la cybernétique et de l'homme augmenté constituent autant de tentatives visant à replacer les innovations contemporaines dans des récits plus vastes, où la technique devient un épisode d'une histoire spirituelle, métaphysique ou cosmologique.
Mais cet axe ne se limite pas aux héritages doctrinaux. Il entend également accueillir des recherches consacrées à l'émergence de nouvelles cosmologies, nées directement de la rencontre entre les technologies contemporaines et les imaginaires ésotériques. Les théories faisant d'Internet une conscience planétaire, de l'intelligence artificielle une entité spirituelle ou démoniaque, des réseaux numériques un égrégore, ou encore de la théorie de la simulation une nouvelle gnose témoignent de la capacité des innovations technologiques à engendrer leurs propres récits métaphysiques. Sans relever toujours de traditions instituées, ces constructions élaborent de nouvelles anthropologies, de nouvelles eschatologies et de nouveaux récits de salut, où la technologie devient tout autant l'instrument de la catastrophe que celui de la rédemption.
Une attention particulière pourra également être portée aux formes contemporaines de complotisme lorsqu'elles fonctionnent comme de véritables cosmologies. Au-delà de leur dimension politique ou informationnelle, certaines théories — qu'elles portent sur l'intelligence artificielle, le transhumanisme, les réseaux 5G, le Great Reset, les technologies biométriques, le CERN, les crypto-monnaies ou d'autres infrastructures numériques — articulent des récits de révélation, de combat invisible, de corruption du monde, de fin des temps ou de régénération de l'humanité. Elles proposent moins une explication des événements qu'une véritable métaphysique de l'histoire, où les nouvelles technologies deviennent les vecteurs privilégiés d'une lutte opposant des forces antagonistes, humaines ou non humaines, visibles ou occultes.
Les contributions pourront ainsi interroger les circulations entre théosophie, anthroposophie, hermétisme, gnose, traditions chrétiennes, néo-paganismes, occultismes contemporains, cosmologies autochtones, New Age, courants traditionalistes ou nouveaux mouvements spirituels, tout autant que les formes inédites d'ésotérisme numérique ou de religiosité technocritique qui émergent aujourd'hui dans les espaces numériques. L'enjeu ne sera pas d'établir une typologie exhaustive de ces courants, mais de comprendre comment ils participent à la fabrication de contre-techno-futurs : des visions concurrentes du devenir où l'intelligence artificielle, les réseaux, les biotechnologies ou les infrastructures numériques cessent d'être de simples objets techniques pour devenir les signes d'un conflit plus profond portant sur la nature de l'humain, le statut du vivant, les formes légitimes du pouvoir et les devenirs possibles du monde.
BIBLIOGRAPHIE
Debord Guy, 1992, La Société du Spectacle, Folio, Paris.
Durand Cédric, 2020, Technoféodalisme. Critique de l'économie numérique, La Découverte, Paris.
Hadjadji Nastasia & Tesquet Olivier, 2025, Apocalypse nerds. Comment les techno-fascistes ont pris le pouvoir, Éditions Divergences, Quimperlé.
Le Cuff Gwladys, 2024, « Prophétie », in Dictionnaire dissident du temps, Riveneuve, Paris.
Miranda Arnaud, 2026, Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire, Gallimard, Paris.
*
Pour toutes questions, envois de propositions d'articles ou d'articles, merci d'utiliser l'adresse mail suivante :
La date limite de réception des articles pour évaluation par le Comité scientifique est fixée au 30 mai 2027.
Les articles ne doivent pas dépasser 55.000 signes, espaces compris.
Des propositions d'articles de 5000 signes peuvent nous être envoyer dès à présent et jusqu'au 31 décembre 2026.
Les article, pour faciliter le travail de maquettage, doivent être rédigés au format suivant :
Police Times New Roman, taille 12, interligne simple, sans retrait ni espacement, sans utilisation de style. Page A4, marges de 2cm, sans en-tête ni bas de page, ni numérotation de page.
Des espaces insécables doivent précéder les ponctuations composées de doubles signes ( ? ; : ! ») ou succéder à des guillemets ouvrants (« ).
Les seconds niveau de citation seront marqués par des guillemets « anglais », sans usage d'espace insécable : ‟...”
Les éléments tronqués d'une citation seront marqués ainsi : [...]
Les références bibliographiques apparaîtront dans le corps de texte au format suivant : « citation » (Auteur, année : page). Elles ne doivent pas être insérées en note de bas de page.
La bibliographie, en fin de document, doit utiliser la norme suivante :
Pour les ouvrages :
Nom Prénom, année, titre, maison d'éditions, ville.
Pour les articles de revue :
Nom Prénom, année, « titre de l'article » in Titre de la revue, Numéro, maison d'éditions, ville.
Pour les chapitres d'articles d'ouvrages collectifs ou entrées de dictionnaires :
Nom Prénom, année, « titre du chapitre » in Nom Prénom (ss. dir. de), Titre de l'ouvrage collectif, maison d'éditions, ville.
La revue Cosmos est éditée par l'association (loi 1901) des Éditions du Doggerland.
Nous ne bénéficions, pour l'heure, d'aucune subvention privée ou publique.
Malgré la fragilité de notre modèle économique, dans une situation de grande précarité du monde du livre, nous faisons de notre mieux pour rétribuer nos contributeurs.rices. Pour l'heure, pour les auteurs.rices qui le souhaitent, nous appliquons la rémunération suivante :
- articles (55.000 signes) : 200 €, cotisations sociales comprises ;
- notice (25.000 signes) : 100 €, cotisations sociales comprises.